Définition
Une doctrine et un concept de mens rea où un auteur se garde délibérément d'acquérir la connaissance de faits établissant la culpabilité, de sorte que la loi le traite comme s'il avait eu la connaissance réelle.
Principe
Principe
L'évitement délibéré — entreprendre des actions pour rester ignorant face à de fortes indications de méfait — peut se substituer à la connaissance réelle car il manifeste l'intention coupable d'échapper à la responsabilité juridique.
Démonstration
Démonstration
Un acheteur confronté à des signes évidents qu'un envoi contient des stupéfiants illégaux refuse à plusieurs reprises d'inspecter des colis scellés et paie en espèces pour éviter les traces ; un tribunal impute alors la connaissance par ignorance volontaire.
Mauvaise application
Mauvaise application
Appliquer la doctrine lorsque l'ignorance provient d'une incapacité réelle, d'un manque d'accès ou d'une simple négligence plutôt que d'actions conscientes visant à éviter la découverte de la vérité.
Conséquence
Conséquence
L'ignorance volontaire permet aux procureurs de prouver la connaissance requise sans preuve directe de conscience subjective, rendant possible une condamnation lorsque le prévenu a tenté de se protéger contre la preuve de la connaissance.
Inversion
Inversion
La connaissance réelle satisfait pleinement l'élément mental sans besoin du régime d'évitement ; la simple négligence sans évitement délibéré ne constitue pas une ignorance volontaire.
Limite
Limite
Exige des actions ou omissions intentionnelles destinées à éviter la confirmation de faits suspectés ; elle ne s'applique pas si l'auteur est incapable d'apprécier les indices ou si les soupçons sont totalement déraisonnables.
Tension sémantique
Tension sémantique
Se superpose à l'imprudence et à la négligence : l'imprudence implique un mépris conscient du risque connu, tandis que l'ignorance volontaire implique des efforts délibérés pour rester dans l'ignorance d'un fait presque certain.
Synthèse
Synthèse
L'ignorance volontaire saisit une attitude mentale coupable où l'acteur, confronté à des preuves fortement évocatrices, choisit l'évitement plutôt que l'enquête ; le droit assimile ce choix à la connaissance afin d'empêcher l'évasion délibérée de la responsabilité.